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Nominé Imaginales 2012

L'épée du pouvoir, de Georges Foveau, roman paru dans la collection fantasy d'Oskar et Oslo (comme Allia) est nominé 2012 dans la catégorie jeunesse des Imaginales!

Le jeune et fougueux chef Rocraide rêve de détrôner le roi Teactmar et de régner, enfin, sur toute l Irlande. Pour vaincre, il a besoin d une arme où sera concentrée toute la magie des Celtes... Sur son ordre, Bloscaid Mac Goba et son fils Cormac forgent la plus belle, la plus puissante des lames. La garde, qui a appartenu à Cûchulain, le héros légendaire, est une relique sacrée.
Mais l épée du pouvoir est dérobée avant même son premier combat ! Au péril de sa vie, le jeune Cormac se lance à la poursuite des voleurs, pour laver l affront fait à son clan. Son périple se révèle d autant plus dangereux que les plus mauvais démons de l Irlande ressurgissent de son passé mythique pour tenter de détruire l île d émeraude et le peuple Gaël.
Mauvais sorts et mauvais sang s allient contre le jeune héros. Son courage et sa détermination, mais aussi l amitié rencontrée en chemin viendront-ils à bout des traîtrises et des maléfices ?

La citadelle des ombres

N'ayant plus rien à lire et dans l'attente des nouveaux SPs de Mythologica, j'ai craqué et ressorti avec délices le premier cycle de l'Assassin royal de Robin Hobb. Les nombreux romans qui le composent ont été réunis en 2 volumes sous le nom de "la citadelle des ombres" chez Pygmalion. Les 2 tomes partent de l'enfance de Fitz et s'achèvent avec les dragons de Vérité.

Quel bonheur de retrouver une nouvelle fois Fitz-Chevalerie, Oeil-de-nuit, le fou, Umbre Tombétoile et tous les autres personnages! C'est je crois la 4ème fois que je lis ce premier cycle et le plaisir ne diminue pas avec le temps. C'est comme une vieille amitié retrouvée, ravivée. J'ai une affection particulière pour Burrich mais comme de nombreux lecteurs, j'adore Oeil-de-nuit et ses conversations avec Fitz.

J'ai lu tout ce que Robin Hobb a écrit d'autre, soit avant sous le nom de Megan L. soit après sous celui de Robin Hobb, en fantasy comme en SF. Mais rien, vraiment rien, n'a pu atteindre l'intensité de ce premier cycle de l'Assassin royal. A part peut-être une nouvelle, écrite comme un prélude aux Aventuriers de la mer, qui se nomme Retour au pays. C'est un livre merveilleux mais si court qu'on le lit en une nuit et qu'on ne peut donc pas le comparer à l'Assassin royal qui accompagne le lecteur pendant de longs moments partagés.

Je salue tous les amoureux de Hobb, qui quelque part participent à l'esprit de la meute. J'invite tous les autres à nous rejoindre dans un univers qui ne quitte plus ceux qui y pénètrent un jour.

 

 

Le dernier des Mohicans

Mes deux fils sont de piètres lecteurs et je tente régulièrement de les intéresser en variant les propositions. Je me suis donc décidée dernièrement à commander quelques classiques (Jack London entre autres a bien fonctionné) dont Le dernier des Mohicans de James Fenimore Cooper. N'ayant jamais lu ce grand classique (à l'âge de mes fils, j'étais à fond cape et d'épée) et me souvenant positivement du film tiré du roman avec Daniel Day Lewis dans le rôle de Nathaniel (romantique à souhait), je me suis plongée dans la lecture de ce roman jeunesse.

Présentation de l'éditeur: Au XVIIIe siècle, la guerre fait rage entre Anglais et Français pour la conquête du Nouveau Monde. Un jeune officier anglais est chargé de conduire Alice et Cora chez leur père, le colonel Munro, dans son fort assiégé. Trahis par leur guide, attaqués par les Hurons, ils sont secourus par un vieux chef indien et son fils, Uncas, le dernier des Mohicans. Mais pourront-ils échapper à la lutte sans merci que se livrent les tribus indiennes ? Un fascinant roman historique au moment de la naissance des Etats-Unis. Une aventure qui vous entraîne au plus près de la vie sauvage et des derniers Indiens.
L'auteur: Fils d'un riche colon, James Fenimore Cooper est né à Burlington, dans le New Jersey (Etats-Unis), en 1789. Renvoyé du collège de Yale en 1806, il sert cinq ans dans la marine, puis, pendant dix ans, se consacre à l'agriculture. Son premier roman est publié en 1820. Suivront une trentaine d'ouvrages, dont le plus célèbre, Le Dernier des Mohicans, sera publié en 1826. James Fenimore Cooper est mort à Coopertown, ville fondée par son père, en 1851.

Bon, j'avoue, je l'ai lu en allemand puisque je l'ai acheté pour mes enfants. Mais ca ne change pas grand-chose. Le style a un peu vieilli et a parfois des côtés étonnament naifs, mais l'action soutenue, le côté vie sauvage et le côté historique (guerre des 7 ans entre Francais et Anglais, naissance des Etats-Unis) emporte le jeune lecteur. Le récit est très nuancé, il n'y a pas de jugement de valeur, pas de très méchants Hurons et de très gentils Mohicans mais des peuples indiens qui ont du mal à comprendre la logique des blancs. En guerre eux-mêmes contre les autres tribus, ils participent à la guerre des blancs tout en respectant leurs propres règles. Quelle que soit l'alliance conclue, ils sont de toute facon condamnés à disparaitre. Le sort tragique d'Uncas est d'ailleurs plus un symbole de la disparition annoncée des tribus indiennes qu'un élément indispensable à l'histoire elle-même.
 
Ceux qui ont vu et aimé le film retrouverons tous les personnages mais autrement. Si les caractères sont respectés par le cinéaste, le récit est très différent de même que le côté romantique. Pas de lutte entre Duncan et Nathaniel pour la belle Cora donc, mais d'autres idylles qui, bien qu'elles justifient la motivation de nos héros, ne sont pas aussi centrales que dans le film.

Le secret de Ji et les enfants de Ji

Comme prévu, me revoilà après avoir achevé la lecture en poche des 2 super tomes du secret de Ji et des 5 plus courts des enfants de Ji de Pierre Grimbert. En moins d'une semaine, en laissant tout tomber (écriture, rangement, vie normale!), heureusement pendant des vacances où mes enfants étaient eux-mêmes très occupés. Bref, je n'ai pas lu mais dévoré les aventures des héritiers des sages puis de leurs enfants dans leur combat contre le mal et ses représentants terrestres comme divins. Difficile de faire une chronique sans spoiler, il y aurait tant à dire!

Je sais, pour avoir lu plusieurs autres chroniques, que Grimbert s'inspire largement de ses propres lectures. Mais quand le résultat est aussi réussi, on peut fermer les yeux. Les personnages sont attachants et suffisamment complexes pour le lecteur adulte se laisse entrainer. Bien sûr comme souvent en fantasy, il y a quelques raccourcis, des trucs un peu faciles, la fin du Secret par exemple est un peu trop abrupte. Mais le monde inventé par Grimbert est vraiment intéressant et il permet une immersion complète du lecteur. On "vit" avec les personnages qui deviennent pour le lecteur aussi réel que son quotidien, comme s'il y avait soudain deux réalités parallèles.

Bref, je recommande largement et quand la totalité des Gardiens de Ji sera parue en poche, je me laisserai sans doute à nouveau séduire. Même si je crains un peu qu'une troisième série dans le même univers ne perde un peu en intensité.

    

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